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dimanche 24 avril 2011

Des nuages artificiels voleront au-dessus du Qatar

Vous savez certainement que le Qatar va accueillir la coupe du monde de Football en 2022. Si vous aimez le foot, vous vous êtes dit que c’était n’importe quoi. Là-bas la chaleur est étouffante et nos footballeurs sont habitués aux h?tels climatisés. La France va encore repartir la tête basse. Rassurez-vous?! Le Qatar a trouvé une solution?: fabriquer des nuages artificiels télécommandés pour abaisser la température…
Apparemment, les nuages artificiels, développés par les scientifiques de l’Université du Qatar, ont une structure en carbone hyper légère dans laquelle se trouve une enveloppe remplie d’hélium. Chaque nuage est équipé de 4 moteurs solaires pour déplacer le nuage (avec une télécommande) et bloquer le soleil pour que la température au sol soit supportable. Finalement, la France a encore une chance de gagner en 2022.

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dimanche 17 avril 2011

Un gentil commando culturel investit une usine abandonnée

Au Pré-Saint-Gervais, le rideau métallique peint en rose donne un peu de couleur à une usine abandonnée. Coupée en deux par la rue Carnot, cette ancienne usine-rue affiche des fa?ades de briques rouges un peu ternes. Guitel, ancien propriétaire des lieux, fut un des premiers employeurs de la ville. Il fabriquait des roulettes pour nos précieux caddies de consommateurs. L’entreprise met fin à son activité fin 2003. Elle vend à la ville ses terrains occupant une surface de 10 000 mètres carrés.
La municipalité veut consacrer 40% du site à l’activité économique. Nexity, une société de promotion immobilière est en charge du projet de réhabilitation. L’ilot ouest (7000 mètres carrés) sera dédié à des bureaux et l’ilot est sera transformé en logements (30% de logements sociaux et 70 % de logements en accession à la propriété). Ce projet représentait une manne providentielle pour le maire socialiste grace à la taxe professionnelle (que le gouvernement a prévu de supprimer).
Il suscite néanmoins l’opposition de l’association ? Un avenir pour Guitel ?. Celle-ci défend la préservation de ce patrimoine industriel. Pendant que Nexity et l’association se battent devant les tribunaux, les travaux n’avancent pas. La démolition était prévue pour juillet 2007. Profitant de la situation, un petit groupe de personnes a investi les lieux. Leur histoire, c’est le lot commun de plus en plus de jeunes. Ils ont été expulsés de leur logement. D’autres peuvent payer un loyer mais ne peuvent accéder à la location.
Travailleurs précaires ou sans domicile (le projet Nexity ne semble pas concerner ce type de personne), ils ont trouvé refuge dans cette usine. Derrière ses murs, le hangar a été vidé de ses machines. L’eau et l’électricité est encore disponible. Au détour des étages, les pièces ont été nettoyées, déblayées en deux mois par les nouveaux occupants. Une grande salle a été aménagée en salle de spectacle. Un concert contre l’entrée de la France dans l’Otan y a déjà réuni 150 personnes le 7 mars dernier.
Dans une pièce surréaliste verte, quatre jeunes discutent du prochain clip qu’ils vont réaliser. Plusieurs ateliers ont commencé à se former, de la danse à la vidéo en passant par la boxe ou la peinture. L’ancienne activité industrielle a laissé place à un mouvement collectif nommé ? Comme sur des roulettes ?. Michel, membre actif de l’association, organise des activités ? pluriculturelles ? comme un concert de musique dombolo. Quant à Sylvano, il prépare une exposition sur des objets du passé industriel fran?ais.
D’autres associations cherchent à y installer leurs bureaux. Des habitants du quartier passent régulièrement les aider. Et ce n’est que le début, les possibilités d’infrastructures culturelles sont immenses, selon Sofiane, un des responsables de ce mouvement. Jusqu’à présent aucun trouble n’est à déplorer, soit entre les membres, soit auprès du voisinage. Comme dit Sofiane, il faut de l’ordre pour que ce projet collectif se pérennise. ? Moi, explique-t-il, je ne demande même pas le RMI, je fais ?à bénévolement. ?
Il a tenté en vain de contacter la mairie pour régulariser la situation. Celle-ci tente de récupérer les lieux en invoquant l’argument sécuritaire. Effectivement, au fond de l’usine, une partie du toit risque de s’effondrer. Pendant ce temps, le dossier Guitel stagne dans les cartons de la justice. En attendant l’avancée de ce statu quo juridique, la motivation des occupants fait revivre ce lieu abandonné. A la trêve hivernale des expulsions a pris fin le 15 mars 2009, ce genre d’initiative montre que des espaces existent, même au Pré-Saint-Gervais, dans la plus petite ville de France (70ha).
La question est : qu’est ce qu’on fait de l’usine Guitel ? Des tergiversations infinies font que la résolution de ce cas, comme tant d’autres du même type, n’avance pas. La question du relogement et de l’utilisation d’un lieu désaffecté n’en est que plus aigu?

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lundi 11 avril 2011

Les jeunes UMP en sauveurs de la « jeunesse de France »

La jeunesse doit immédiatement se rassurer. En bons reporters, nous avons trouvé les sauveteurs d’une tranche d’age désespérée. A la sortie de la station Miromesnil, nous avons fait quelques pas dans la rue de la Boétie, au c?ur du Paris chic. Irruptions capillaires fixation souple ou béton, polos Lacoste et ton halé par le soleil, ils étaient tous un peu pareils. Ce jeudi matin, au siège de l’UMP, les jeunes populaires se font les porte-voix de ? la jeunesse de France ?.
Ils rendent public leur ? Livre blanc ? – voilà huit mois qu’ils rédigent et affinent leur copie. Quelques pages imprimées, reliées et présentées à Laurent Wauquiez (secrétaire d’Etat à l’Emploi), Martin Hirsch (Haut Commissaire à la jeunesse) et Xavier Bertrand (secrétaire général de l’UMP, ex-ministre du travail). Les 57 spots donnent à la salle une lumière naturelle. Les militants UMP grouillent de partout. Ils sont 60 au total. A 9 heures, telle une meute, ils débarquent, se saluent. ?a sent la ? choré ?, comme ils disent à la Star’Ac. Les baisers claquent sur les joues rougies par le froid matinal. Certains nous saluent religieusement, d’autres nous serrent la poire en souriant.
Thibault Masson, écharpe nouée, se présente. Le grand gaillard appartient au mouvement, il est l’un des rédacteurs du ? Livre blanc ?. Il s’échauffe tranquillement la voix : ? Sarkozy gère très, très bien la jeunesse en France. ? Perché sur ses immenses gambettes, il se fait justicier. ? C’est de notre responsabilité d’agir, sinon il y aura encore plus de suicidaires, de déprimés ?, lance-t-il. Pour ce qui est des ? quartiers sensibles ? (si vous avez une autre expression, on est preneur), il évoque ? le plan de Fadela Amara ? et propose de ? supprimer les ZEP, pour lutter contre les discriminations ?. Masson semble vouloir ignorer les problèmes rencontrés par beaucoup d’étudiants, qui manifestent contre les réformes Pécresse-Darcos, tous les jeudis, depuis le mois de janvier. Il para?t très loin des réalités urbaines et d’émeutes toujours prêtes à éclater.
Benjamin Lancar entre en piste. Le président des Jeunes Pop’ se vante de visiter ? quelques lycées ?. Il s’est par exemple rendu à Mantes-la-Jolie, pour inciter des lycéens à tenter Sciences-Po. ? On est plut?t bien accueillis chez les jeunes, même quand on dit Sarkozy ?, balance-t-il franchement. ? Les jeunes ne pensent qu’à leur avenir, que ce soit la gauche, ou la droite, peu importe ?, ajoute-t-il. Mais il s’empresse de préciser que contrairement au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), ? nous suscitons de l’intérêt ?. Et boum ! Lancar s’agite, se lève, sourit pour le photographe officiel du parti et remet son travail en trois exemplaires, aux trois personnalités présentes.
Bertrand est fier de ses petits, du travail accompli par ses jeunes poulains. Jugeant les 24 propositions ? originales et réalistes ?. De l’emploi au logement, en passant par l’engagement civique et l’autonomie financière, ils ont tenté de tout passer en revue.
Concrètement, les neufs rédacteurs du ? Livre blanc ? – aux noms peu épicés, mais bon, ?a viendra un jour –, proposent par exemple aux lycéens ? d’essayer au moins deux métiers avant la terminale ?. Quant à l’allocation autonomie demandée par les mouvements étudiants en grève, le niet reste de rigueur. L’on préfère se cantonner à un ? contrat d’autonomie ? du même acabit que celui lancé par Amara et Wauquiez auparavant. Et puis, nos Jeunes Pop’ prétendent avoir l’? arme face à la crise ? : un service civique volontaire et rémunéré, à développer ? à grande échelle ?.
Sylvette, crinière orangée et yeux maquillés, est postée à c?té d’une affiche. ? Ils ont choisi l’assistanat, nous avons fait le RSA (Revenue de solidarité active) ?. Elle pense aussi que ? le président s’occupe bien de la jeunesse ?. Sylvette se félicite d’une autre proposition des minots du ? mouvement populaire ?, celle des stages longs rémunérés à 40% du Smic et des stages courts rémunérés à 20% du Smic. Sylvette vient de la banlieue, elle est peut-être la seule dans l’assistance, avec sa fille qu’elle accompagne. ? J’habite Sarcelles depuis 1980 et depuis qu’on a un député-maire de gauche, c’est la catastrophe ?, raconte-t-elle. Cette secrétaire de médecin a l’air de ne plus trop apprécier cette banlieue désaffectée, ? où lorsqu’on veut chercher un magasin de fringues, il faut aller à Paris ?.
Derrière, en poster, Sarkozy veille. Surveille. La matinée s’achève, le jus de fruit ingurgité. Il est l’heure de partir propager la bonne nouvelle. Les Jeunes populaires prennent la situation en main. Martin Hirsch, le Haut Commissaire à la jeunesse, toujours aussi s?r de lui, se dit ? prêt à présenter les propositions (au chef de l’Etat, comprend-on, ndlr), même s’il manque un brin de culture ?. Avec Hirsch, Wauquiez et Bertrand pour parrains, Benjamin et ses acolytes peuvent espérer que les idées remonteront aux oreilles de Sarkozy. Ils auront peut-être même le droit d’être re?u à l’Elysée. Alléluia !

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lundi 4 avril 2011

Enterrer la hache de guerre avec les sans-papiers

La nouvelle fait grand bruit. Ce matin, le boulevard Magenta grouille de monde. On annonce une grève imminente des agents de la RATP pour 20 heures. Dans pareil cas, tout va bien jusqu’à la mi-journée, les choses s’emballent à partir de 17 heures. Les banlieusards de la zone 3, 4 et 5 plient bagage en premier, suivront ceux de la zone 1 et 2. Il restera les nantis de l’intra muros et ceux qui peuvent se payer le luxe d’un retour en taxi. Vers 22 heures, ce sera le calme plat dans les tunnels, Paris se donnera aux cyclistes et aux piétons. Les journées de grève sont un délice pour Maurice, le kiosquier du boulevard.
L’actualité s’emballe, les journaux se vendent bien, ses clients fidèles prennent le temps de parler, de raconter des histoires, des scènes de la vie d’une ville chamboulée par des revendications syndicales minimalistes, un sou de plus sur la fiche de paie ou trente secondes de moins sur le temps de travail hebdomadaire. Il y a longtemps que les syndicats ont abdiqué sur le besoin de révolution dans ce pays. Plus personne ne réclame de couper des têtes ou de maintenir une logique de justice sociale. Ceux qui représentent les salariés viennent des mêmes cercles que ceux qui veulent les voir bosser comme des for?ats pour trois fois rien, du moment que ces derniers ont l’eau chaude et une télévision à écran plasma dans leur taudis.
D‘ailleurs depuis quelques années, comme dit Alfred le serveur du ? p’tit ballon ?, le capital s’est débrouillé pour créer une autre catégorie de petites fourmis travailleuses et corvéables à souhait. On les appelle les sans-papiers pour ne pas alerter l’opinion sur le fait que derrière cette appellation, il y a de la chaire humaine réelle, dont la peau respire, vieillie et se plissent avec l’age. Cette nouvelle catégorie sert de pression efficace pour niveler les salaires par le bas et pour permettre aux employeurs de jouer au chat et à la souris avec le fisc et toutes les caisses vides de la sécurité sociale.
Cette délocalisation sur place est une sorte de ? tout en un ?, elle rend service à tout le monde, du grand patron d’une entreprise du CAC 40 pour ses variables d’ajustement, à la jeune cadre dynamique qui se cherche une nounou, en passant par le personnel des cuisines des restaurants parisiens et à toutes une série de petits artisans véreux qui profitent pour arracher quelques morceaux de viande fraiche du cadavre prêt à l’emploi. Il y en a pour chacun à condition de fermer les yeux sur cette souffrance qui loge dans les caves de la république et que l’on vient réveiller, de temps à autre, à coups de hache et de fanfaronnade policière, sous les crépitements des flaches de la grande presse.
Pour noyer le poisson, les autorités inventent des formules fourre-tout, histoire de se déculpabiliser et de gagner du temps devant une situation inextricable. L’économie a besoin de cette main d’?uvre, l’opinion a peur de l’invasion. Les politiques mouillent leur doigt et le lève au ciel pour voir dans quel sens souffle le vent des sondages. De leur c?té, les sans-papiers vaquent à leur exploitation quotidienne, font leur vie, mettent des enfants au monde. Le temps passe, la vie fait son ?uvre. L’administration digère les nouveaux dispositifs, forme ses agents pour l’accueil de ces nouveaux usagers, tente d’y voir clair dans les parcours des uns et des autres, exige des tonnes de justificatifs pour constituer les dossiers.
Le processus maintient l’espoir quelques années avant la sentence de l’invitation à quitter le territoire. Le mariage entre les verbes inviter et quitter étant la dernière trouvaille administrative pour atténuer la violence de la décision. On notera que l’évolution de la sémantique est le seul terrain sur lequel les politiques d’immigration fran?aises de ces vingt dernières années ont progressé. C’est aussi à de telles situations que l’on s’aper?oit que ce pays a tout faux avec ses veilles structures qui favorisent les idées simplistes portés par une élite qui s’entretuent joyeusement devant les caméras.
La droite républicaine emballe cette question dans un papier cadeau pour satisfaire le Medef, et par ailleurs, crie au scandale sur l’invasion supposée de ces hordes qui exhalent des odeurs insoutenables sur les valeurs républicaines. La gauche courbe le dos et se réfugient volontiers derrière les accords européens qu’elle a signé le matin à Bruxelles et qu’elle dénonce avec véhémence le soir même dès son retour à Paris.
Fort heureusement, tout ?a, c’est la France de 2008. Pour l’année 2009, le gouvernement s’apprête à engager la plus grande régularisation des sans-papiers jamais réalisée en France. D’après les spécialistes de ces questions, plus de 185 000 personnes sont concernés. Il sera donc possible de voyager avec Air France sans avoir honte de ce qui se passe à l’arrière de l’avion. Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe n’aura plus besoin de rappeler au gouvernement, dans son rapport, que les centres de rétention administrative ne sont pas dignes d’une grande démocratie. Nicolas Sarkozy aurait pris cette décision pour donner une dimension supplémentaire à sa politique d’ouverture. Il ne reste plus que le choix de la date et du lieu pour faire cette annonce. On croise les doigts.


Liberte de circulation – Les p’tits papiers

envoyé par kyja80200
Nordine Nabili

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